L’attitré

Aux invisibles passants eux seuls mon cœur voyant

Ce que l’autre n’est plus on l’emporte avec soi

l’être de ma lettre étant mon être, maître, mettez là l’être

Je fus jadis un autre et je ne suis toujours qu’un ailleurs pour moi-même

et savez vous, le bonheur, je le laisse à ceux qui n’ont rien d’autre à espérer

Transitionaître, ou n’être qu’un peu, un peu entre-prise par ce réel qui me sidère

qui me demande d’être là, avec tout ce que je n’ai pas, avec tout ce que je ne sais pas

Leurre, c’est la question du temps qui m’in-dispose

mon estomac, un ulcère incertain

mon coeur, le socle de l’univers, son négatif qui s’assoupit sous la caresse

Puisse la main d’un homme générer l’indicible qu’est l’amour

l’amour pour celui qui s’absente et qui de cet effet, remplit l’espace en se clouant au sol

incarné dans la terre

Il n’y a rien à dire.

la parole se suspend

respirer devient étrangement une lutte

Tourmentez encore, je vous ris au nez

La danseuse a épousé le vent, le sol est mon air

Tomber ne m’atteint plus

je suis ce qui tombe

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